Les Routiers Sympas

Une histoire d'Oeufs de Pâques

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Une histoire d'Oeufs de Pâques

Message par Papy le Ven 18 Déc 2015 - 16:54

Daniel Bauvais a écrit:

Les fêtes de fin d'année arrivent à grands pas et comme toujours certains d'entre vous risque d'être bloqué à l'étranger, dolorum profondis!!

Il y a 25 ans je charges un vendredi à la fonderie Bouillez à Ancenis des masses pour les pelleteuses O&K à Berlin!
Je devais livrer le mardi matin et comme c'était la semaine de Pâques mon dispacht me dit t'inquiète j'ai déjà ton retour, je lui réponds c'est bon parce que les Allemands à Pâques ils arrêtent le boulot le jeudi matin voir le mercredi soir pour ne reprendre que le mardi, toute gaite la folle me garantie que j'aurai mon retour sans problème à charger en dessous de Frankfort S/Oder, bon rassuré sur mon sort je remonte avec mon R365 direction la maison et je pars le dimanche soir.

Je fais la route de nuit jusqu'à la station Charlemagne à Herve où je dors un peu, une bonne entrecote frites un demi de Jupiler et j'attaque le gros du morceau où j'arrive à Berlin dans la nuit du lundi au mardi.

Le matin je trouve l'usine O&K et en trois coups de grue je suis vide, je demande pour téléphoner et la ma tapette me répond que le chargement a été annulée, mais rappelle moi plus tard je vais te trouver du fret, ça tombe bien moi qu'y est horreur d'attendre je vais encore bien me faire chier. J'attends, à 11 h je rappelle toujours rien, à 14 h toujours rien et ainsi de suite jusqu'au soir. Bon bin nous voila déjà mercredi et je suis toujours sur place comme un Luthanien qui attends de charger, j'appelle 4 fois le mercredi et l'autre tante qui me répond toujours qu'il n'a rien, je lui répète que demain c'est jeudi et que les chargements c'est terminé!!


Sa réponse te donne le degré d'intelligence de la bête, "vous mangerez les oeufs de Pâques Allemand" mais bien sur ma cocotte

Le jeudi matin par acquis de conscience j'appelle et la réponse est semblable à celle d'avant, j'ai rien, bon ok alors je te rappelle plus plus que maintenant c'est ça sera mardi, aller salut bon week end et bonne fête.

Jamais s'avouer vaincu, je tente le coup je monte avec l'ensemble à Flughafen Berlin Tegel l'aéroport à coté de Spandau et je gare l'ensemble sur le parking, le sac à la main direction le hall départ, je demande un billet pour Paris, Ja gross problèm, tous les vols sont complets en raison des fêtes de Paques, mais l'hotesse du guichet me dit que s'il y a un désistement elle m'appelle, le prochain avion pour Roissy étant à 11h45, j'attends et soudain dans le haut parleur quelqu'un m'appelle, j'ai du mal de comprendre mon nom, Beauvais en allemand pas simple, enfin je vais au quichet des fois, bingo j'ai une place de libre, je paie avec la DKV un aller retour 2700 francs, le billet est dans lapoche direction l'embarquement, je pense à la tronche que va faire ma danseuse en me voyant arriver dans la cour.....!!

Donc je suis dans l'avion impec, j'ai le droit au plateau repas de base et nous arrivons à Roissy vers 14 h, je prends une navette Air France pour regagner Paris où je me dirige vers la gare du Nord pour prendre un train direction Beauvais, base de l'entreprise, suite à ça je finis en taxi dans la cour il est environ 16 h30, je colle mon sac dans le coffre de la 505 et je vais en direct voir le Directeur M. Loyer à l'époque,

Een passant devant les vitres de la salle d'exploitation je vois mon gaubier de dispacht devenir tout blanc, il ce demande si c'est du lard ou du cochon.

Je frappe chez le Directeur qui me fait entrer, après les salutations d'usages il me demande ce qui m'arrive, je lui explique dans le détail mes pérépéties avec mon dispacht et que ça fait déjà quelques fois que je reste moi ou mes collègues sur le bord de la route fautes de retours, il me répond qu'il ne comprend pas,

Bariau a justement un bureau à Offenburg en Allemagne en charge de nous trouver du fret et qu'il doit y avoir un manquement quelque part, bon je lui explique alors que j'ai pris l'avion au départ de Berlin que j'ai payé avec la DKV et j'ai mon billet retour pour mardi matin 7h à Roissy!!

Ah oui et combien le voyage? 2700 francs, c'est une somme qu'il me dit, effectivement mais avant de partir j'ai fait le calcul de ce que ça vous aurai couté en restant sur place, vu qu'on est payé au mois mon vendredi était payé à rien faire, mes frais, ma prime de blocage week end et mon lundi payé double pour fête, faite le compte, en plus demain je peux travailler, il avait pris un crayon le pépère, mais c'est normal il voulait avoir le dernier mot, il me dit vous auriez du me téléphoner, ouais bon, qu'es que je fait demain, on va vous trouvez quelque chose, il va voir un autre dispacht que le mien et il revient en me donnant le n° de parc d'un MAN et d'une taut à livrer en bobines papiers après Meaux, la dessus bonsoir m'sieurs dames à demain!

Le lendemain 7 h décollage et je livre mon client après Meaux dans une papeterie où après t'être mis à quai tu fais rouler les bobines directement sur un tapis qui les emmènent dans des racks automatiquement, 1 h pour vider super un coup de fil et rechargement à "la Rochette" à Soissons, retour à Beauvais début d'après midi, nickel chrome, je vais voir mon nouveau dispacht pour lui demander s'il a un camion qui passe vers Roissy pour me déposer, ça tombe bien il y a mon pote Jean Marie qui livre à Bobigny et bin c'est tout bon!!

Je prends l'avion et 1h 40 plus tard je retrouve mon brave R 365 à la bonne place. J'attends jusqu'à 9 h pour appeler au bureau afin de savoir où je recharge, là mon nouveau dispacht qui s'appelait Philippe me dit tu vas charger dans un bled en dessous de Frankfort S/ Oder dans une usine de tôles, je lui dit que c'est là que je devais recharger la semaine d'avant, et oui surprise surprise l'autre c'est complètement planté dans les dates et comme il était sur de lui il n'a pas chercher d'autre fret, ok ok, bon on fait comme ça, je vous passe les détails pour charger dans cette usine soviétique, mais quand même, un vieux charoit élévateur de la dernière guerre et le chargement au palan des bobines de tôles par des "matronnes" de 100 kg qui tirent dessus et qui vont boire entre chaque bobine un Coca à 0, 25 Mark la canette, complètement nouveau pour elles, la misère ouvrière. Je repars donc avec ce chargement pour descendre du coté de Compiègne.

Toujours est il quand fin de mois en recevant ma paye j'avais une prime de 1000 francs supplémentaires qui ne correspondait à rien, je suis donc retourner voir mon directeur pour lui demander des explications, c'est là qu'il m'a dit "pour deux raisons, la 1ère pour service rendu de ne pas être resté à Berlin, la 2ème pour m'avoir permis après enquête de virer votre dispacht pour incompétence, ça vous va!

Pas de problème et merci le courant passe mieux ave Philippe, l'autre c'était une tante!! mdr





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