Les Routiers Sympas

C’est comme cela que ça se passait

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C’est comme cela que ça se passait

Message par Jean le Lun 25 Déc 2006 - 11:25

Prélude à un voyage

Cet après midi, livraison chez Mobel Pfister à Shur du dernier chargement effectué à Téhéran : 70 Balles de Tapis Iraniens ; le poids moyen d’une balle étant approximativement de 220 Kg le poids du chargement est de 15400 Kgs,  le dédouanement à été effectué ce matin au « Freilager » de Zurich, retour à vide à  Rivaz, c’est là qu’est ma maison ….. Un tas de papiers m’attendent, le service au camions doit  aussi être fait,  et puis la famille, bien sur….alors pour quelques jours…break…….

Jour H – 1
Tout ayant une fin ,  il faut reprendre le collier….téléphone à Multisped pour un chargement pour la Grande Bretagne, De Vriees, l’affréteur de Multisped me rappelle vers le soir….chargement demain matin à 9 h30 chez Ciba  Geygy à Bâle, des produits chimiques pour leurs dépôt Londonien….
Alors on prépare le sac…les provisions, car a quelques exceptions près je manges presque toujours dans le camion, je suis très bien installé pour cela, Frigo, Camping Gaz, Réserve d’eau, coffres aménagés pour matériel et nourriture, etc.

Jour J-6  De Rivaz (Suisse) Perthes (France)
A 6 heures du matin c’est parti,  un café pris vite fait au Relais Routier de Morat, à 9h30 comme prévu  la remorque est a quai chez Ciba, le camion est a coté, le chargement est effectué par le personnel de Ciba, a 11 heures c’est terminé, les plaques Oranges sont ouvertes alors direction la Frontière…Bachgraben, c’est le nom de la Douane Suisse, Saint Louis, celui de la Française.
Là, un transitaire s’occupe des papiers, le transit se fera sous couvert d’un T2, la douane Suisse contrôlera le chargement et plombera le camion et la remorque, tout cela prend un certain temps, et ce n’est que vers 4 heures de l’après midi que je peu prendre la route.
Le Ferry chez Townsend Thoressen à Calais est retenu pour demain soir 18h30….alors direction Colmar, le Col du Bonhomme, St Dié,  roulé ce soir là jusqu’à Perthes….

Jour J-5  De Perthes (France) Douvres (Angleterre)
Après une coupure « réglementaire » re départ en direction de Chalon sur Marne,  Reims, Laon, Arras et en fin Calais,  j’y arrive bien avant l’heure, je gare le camion dans la file d’attente à l’embarquement, je vais chercher la carte d’embarquement et l’attente commence, le bateau est a quai, les tracteur de Townsend  chargent les semis qui voyagent seules, ensuite c’est a notre tour,  l’un derrière l’autre nous nous engageons sur la passerelle, les marins nous guident à la place qui nous est attribuée….eh quoi ?, ils mettent des chaînes au châssis du camion et de la remorque…..cela veut dire qu’il « fait gros temps »…..alors ça va pas être triste….
En effet, à peine sorti du port les effets de la tempête se font immédiatement sentir, une solution, se diriger vers le bar et après un  ou deux « double »  ça va mieux…le repas pris, nous avons droit a une cabine,  un tout petit peu de repos fait du bien…..réveil par le personnel de cabine…breakfast  …..Mais quoi, on n’aborde pas…….le bateau tourne en rond au large du port,  plusieurs autre font de même, la tempête est trop forte pour pouvoir rentrer au port, alors ils tournent, ils tournent…..enfin vers midi, on pénètre dans le port, donc plusieurs heures après ce qui  aurait du ètre l’heure d’arrivée normale.
Nous pouvons enfin sortir du bateau…..ça fait tout drôle de se retrouver sur la terre ferme…les hommes de quai nous dirigent sur les cabines de la Police d’immigration…nous remettons les fiches que nous avons remplies sur le bateau, contrôle des passeports, etc,  c’est du sérieux chez les rosbif…ça rigole pas du tout….enfin ça passe, et c’est alors que nous pouvons nous garer sur l’esplanade de la douane…..ensuite…recherche du transitaire, d’emblée il me dit « Tomorow », ah bon, alors un p’tit tour au pub et dodo….

Jour J-4  De Douvres (Angleterre) Watford (Angleterre)
Relance à plusieurs reprise du transitaire, mise a quai pour contrôle de la marchandise, enfin vers le soir, je peu enfin sortir du port, et attaquer  sans oublier de rouler à gauche la côte autoroutière qu’il y à immédiatement a la sortie du port.
Enfin arrivé vers London, suivre les indications North,  Dartford tunnel, je dois attendre a l’entrée du tunnel, car étant en plaque orange, la police escorte le camion pour le passage du tunnel (a péage) direction M6  le dépôt de Ciba est à  Wattford au nord ouest de Londres….bien sur quand j’y arrive, il y a longtemps qu’il n’y a plus personne, alors, re dodo sur le parking du dépôt…

Jour J-3   De Watford (Angleterre) Oxford (Angleterre)

A 8 heures le gardien me fais rentrer dans la cour du dépôt, mise a quai, et déchargement entrecoupé de plusieurs « the times », enfin c’est vide…entre temps j’ai téléphoné a mes amis ASTRAN, Mr Paul m’à dit d’aller charger pour Téhéran des machines à laver chez Hovver à Marthur-Titfil, et ensuite de venir complèter chez eux à Addington près de Mainstone dans le Kent.
Marthyr-Titfil, c’est un bled perdu en plein Pays de Galle…j’y arrive le soir….là contrairement aux autres de Ciba, ils m’attendent…le chargement commence aussi tôt, mais c’est pas des violents….et puis ils y a souvent des « the times », enfin il faut quand même bien que je fasse ma coupure, non ?

Jour J–2  De Oxford (Angleterre) Calais (France)
A l’ouverture du dépôt d’ Astran, le lendemain matin, je suis devant la porte….Mr Paul, m’explique que le camion qui doit venir d’Ecosse avec le Whisky que je dois charger n’est pas encore là alors il faut attendre….
Astran est en fait une maison de transport relativement petite pour la somme d’affaires qu’elle brasse, c’est très convivial, en fait il n’y a pas grand monde pour gérer tout ça, au bureau les deus patrons, un affréteur, et deux dactylos, c’est tout, sur le quai….et bien croyez moi, un seul homme pour conduite le fenwick…les chauffeurs donnent la main et quand ça ne suffit pas Mr Paul un des patron n’hésite pas à tomber la veste pour aider (et dire que c’était un docteur, marrant non ?)  À midi pour « lunch times » tout le monde patrons compris se retrouve au Pub du coin….les pintes le « lager » y vont bon train, même les nana ne crachent pas dessus…des durs ces britishs…
Astran roule Scania, le parc se compose d’une dizaine de véhicules pas plus, mais par contre autant d’affrétés, dans les années1970/1975 nous étions donc une vingtaines d’ensembles, par la suite ce chiffre a un peu augmenté, une agence c’est même crée à Garonor …
Donc tout ça pour passer le temps en attendant que mon chargement arrive, il arrive enfin, les machines a laver sont chargées sur deux couches, il reste un espace d’environ 80 cm en faut, c’est là qu’on charge le Wisky, il faudra faire attention en roulant, ça donne pas mal de ballant…le poids total du chargement est de 18 tonnes 500, pour un Scania 110 super, c’est de la rigolade…
Le prix du voyages  est fixé à 12'000 Sfrs, Mr Woodman, le second patron me remet le solde du voyage précédent, et la moitié de ce qui est prévu pour ce voyage là, donc je suis plein de pognon…je le planque…et je vous dirais pas ou… na !!
Etant immatriculé en Suisse, je dois établir les carnets de TIR au départ de la Suisse, donc une fois chargé, départ en Direction de Douvres…la le transitaire à déjà préparé le T2 pour les machines et le T1 pour le Wysky, ils sont établis à destination du Port Franc de Genève, c’est en effet de là que je partirai en TIR…
Re embarquement, la tempête s’étant calmée, la traversée est kool, le Duty free visité, Calais ne présente pas de problème, je roule un peu, mais panne de paupière oblige, je bâche vite fait dès que j’arrive au premier parking sur l’autoroute.

Jour J-1 Calais (France) Genève (Suisse)
Arrivé à Saint Julien Perly en fin de matinée, juste le temps de « faire la douane », de payer les 20 Sfrs de surcharge, et d’arriver au Port Franc avant Midi….là ma femme viens me chercher, j’ai du boulot…écrire les carnets de TIR, commencer a dépenser tout ce beau pognon qu’on m’à donné, donc aller a la banque, au bureau de change de l’Aéroport, en effet, le change en Lira Italiennes, Dinard Yougoslave, Levas Bulgare, Turkisch Lira et Rials Iraniens est très  avantageux, et puis il vaut mieux avoir des dollars ou des Deutschemark  que de la monnaie Suisse, alors je fais le plein des différentes porte-monnaies que j’ai pour chaque pays à traverser.
A suivre






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Suite 1 du voyage

Message par Jean le Lun 25 Déc 2006 - 11:29

Jour J   De Genève (Suisse) à Ivréa (Italie)   Départ du Voyage
Mon épouse me reconduit à Genève, je « fais la douane », ce qui veut aussi dire « mettre en TIR » je repaye les 20 SFrs de surcharge,  je sort du Port Franc juste avant midi, cette fois les « gabelous » Suisse ne m’ont pas trop emmerdé…avec ma femme nous prenons notre dernier repas avant le « grand » départ à la Brasserie Feldschlossen de la route des Jeunes.
Re contrôle avant le départ de tous les documents : Passeport, Photos pour la Turquie, Certificat de Vaccination, carnets de passage  pour le camion et la remorque, carnets de TIR (20 volets+1) 4 carnets pour le retour  (toujours 2 en plus au cas où), manifeste, factures, CMR, pognon, enfin tout, coté bouffe, c’est au super market d’Aoste que je complèterai … et c’est parti…..
Il est 14 h30, Perly, douane Suisse de  sortie, 5 minutes, Saint Julien douane Françaises guère plus, alors départ direction le tunnel du Mont Blanc, la douane Française de sortie s’effectue à l’Autoport de Cluses, il y a beaucoup de camions…ceux qui vont en Italie bien sur, mais ceux qui vont aussi au Moyen Orient, il y a des Stouff’s  en pagaille, et un tas d’autres, on n’va pas ètre tout seul sur la route…aie aie aie…bonjour l’attente aux douanes…..
Vers 19 heures départ de l’ Autoport, direction le tunnel…passage du tunnel, un simple contrôle au tunnel et c’est la descente sur l’ Auto Porto d’ Aosta, mais il est de nouveau l’heure becter, alors arrêt chez « Tina » pour ce faire, la « meute » me suis de près, je me place de manière à pouvoir sortir facilement du parking, et puis on fait honneur aux pasta,chanti grappa  et tout quanti de « Tina », et dès que possible, repartir avant les autres de manière à avoir une bonne place sur le parking de l’ Aotoporto, les courses en vitesse au supermarket, la douane, le « doctor » plus ou moins sympathique ou plutôt antipathique  le capo qui viens vérifier les plombs, et c’est fini on peu partir…pas très loi, car la fatigue se fait quand même sentir….vers Ivréa, je déclare forfait….

Jour J+1  D ’Ivréa (Italie) à Ljubljana (Yougoslavie)
Le minimum possible de repos, et c’est reparti, le parking est plein de collègues…pas tous bien garés…il y en a même jusque sur la bande d’élancement sur l’autoroute,  enfin ça passe, alors, c’est l’essentiel….Santia, Novara, Milano, Brescia, Verona, Padova, Montfalcone, Fernetti, là c’est la douane de sortie d’Italie, il est 17 heures, ça a bien marché…l’intérêt, pour moi, c’est de rester toujours devant la « meute »…si la plus part sont des « non violents » il y en a quand même quelques uns qui prennent un peu plus a cœur leur boulot, alors on n’est quand même pas mal à passer en Yougo ce soir là.
Sézana c’est le nom de la douane, ça va vite, la Slovénie est très jolie, et c’est encore un peu la mentalité de chez nous….ce soir là je dors sur le parking d’un motel  avant Ljubljana…

Jour J + 2  De Ljubljana (Yougoslavie) à Sofia (Bulgarie)
Départ de bonne heure comme a mon habitude, pas encore beaucoup de « lignards »  en route, seulement des camions Yougo, il y a beaucoup de petits camions, mais aussi de grands Milles pattes Fiat qui se traînent, en adoptant les méthodes locales, on arrive quand même à doubler, alors Zagreb,  Nova Gradiska, Slavonski brod, Belgrade, Nis, ce qui fait que  vers le soir je ne suis pas très loin de la frontière, c’est Dimitrograd coté Yougo et Kalotina coté Bulgare, je ne passerai pas ce soir….et bien si, je suis passé….comme il n’y avait pas de place pour me garer, j’ai attendu que les premiers camions partent, et j’ai tout simplement avance en doublant toute la file pour prendre une de leur place….j’ai présenté mes carnets , mon passeport, en moins de deux c’était fini…
Alors comme j’étais le premier de la file, j’ai avancé jusqu’en Bulgarie…là encore s’était juste, mais ça a passé, re passeport, re carnet, un peu de change (pour donner le change hi hi  hi) en 20 minutes les deux douanes étaient passées…heureusement que j’ai fais comme ça, la « meute arrive, alors eux ce sera pour demain matin….ce qui me permettre d’ètre à Kapicule avant tout le troupeau….et ceux d’aujourd’hui, je vais bien en doubler encore quelques uns, non ?
Quelques Kilomètre plus loi, la station avec la dame pompiste…mis 600 litres, avec des levas « suisses » du chocolat « suisse » aussi...ce soir là, j’ai été dormir  au « chalet Suisse » juste après Sofia….mais je vous assure, même pas bouffé, pas besoin de me bercer, très très fatigué le papy….

Jour J+3 De Sofia (Bulgarie) à Kapicule (Turquie)

Pendant la nuit, une « pétasse » locale, n’a rien trouvé de mieux que de taper a ma portière, pour savoir si des fois, je n’avais pas besoin de ses services, rien qu’au ton de ma réponse, elle a tout de suite compris que c’était non….ça m’à tellement fâché d’avoir été réveillé en sursaut, que j’ai eu bien du mal à me rendormir…oh et puis merde, je ne peu plus dormir, alors autant partir….un peu après Plovdiv, un gros policier Bulgare agite sa palette au milieu de la route, je stoppe, il me dit que je roule trop vite, il me demande 5 levas, sans quittance bien sur….
Ce sera tout pour cette traversée de la Bulgarie, j’arrive à Dimitrovgrad  la frontière de sortie de Bulgarie, il y a une petite colonne seulement, pas de quoi fouetter un chat, ça passe vite, me voici a Kapicule, en Turquie…..un énorme parking, il y a des centaines de voitures et de camions de toute sorte, ces véhicules sont « séquestrés »  pour toute sorte de trafic divers…il y a parmi eux, un Volvo F88 Suisse, le patron chauffeur est en Prison, il parait que lui, c’est trafic d’armes….ah bon !!.
Je me gare tant bien que mal dans l’une des allées prévues pour ça, le terrain est boueux, c’est deg au possible…pas tellement de WC (même a la turque) dans la région, alors le sol est parsemé de « mines », ils faut slalomer dur pour se rendre à la cabane du déclarant en douane, d’emblée il me dit : Mister, tomorow, ok collèga, tomorow inch allah….la « meute » ne m’à pas rattrapé, et moi j’ai même doublé la « meute » de hier…..
Alors direction la « trappe » d’à coté, là en effet, je retrouve bon nombre d’amis, qui eux aussi attendent tomorow…il y a ceux qui vont et aussi ceux qui reviennent, des Anglais, des Suisse, des Français, des Allemands, mais pas beaucoup de Bulgare, de Turks, de Roumains, de Hongrois, eux ils pompent dans leur camions, les Turks du tchai, les autres de la Wodka ou du Wiski,  qu’ils ont acheté en Bulgarie juste avant la douane….en effet il y a plusieurs Dutyfree qui se sont installées, avec payement en devises bien sur… dans ce « bistrot » local, c’est un mélange incroyable, chacun parle sa langue naturellement, alors ça donne un bruit de fond assé particulier, ça fraternise sec, c’est super, on se raconte ses conneries, tout le monde est content….alors un « chiche-kebab » et 5/6 bira plus loin c’est un gros dodo, très bienvenu celui là…

Jour J+4   (De Kapicule Turquie) à Istanbul (Turquie)
Pas besoin de se lever trop bonne heure, mais quand même, je profite de ce matin calme, pour approfondir un peu la toilette, ça avait été assé négligé jusque là, et avec les bibines de hier soir la barbe a bien poussé alors gillette oblige…petit dej…passage sous la remorque pour poser « sa mine du matin » et aller se rendre compte de la situation auprès du transitaire….ce n’est pas moins d’une cinquantaine de carnets de TIR qu’il a déjà sur son bureau…et il y a beaucoup de transitaires…..quel bordel….il faut attendre, heureusement le transitaire d’Astran à été « conditionné » il est très motivé…..alors vers midi, c’est presque fini….la taxe est payée, le passeport tamponné, les carnets de passage et de TIR sont a la signature….

La chose à faire a présent, c’est de se rapprocher de la sortie….le plus discrètement possible, bien sur…. une fois de plus le flair du « vieux crabe » fonctionne….car le problème une fois que vous avez les papiers finis, c’est de pouvoir sortir, et en étant tout devant, vous êtes presque sorti, non ?

Ca y est, j’ai les papiers, je slalome un peu moins car devant la douane, c’est quand même pas possible qu’il y en aient qui « se posent » là, c’est pas convenable…comme je sui presque à la barrière, je n’en ai pas pour longtemps pour me retrouver sur la route d’ Edirne…je longe une longue file de camions de toutes nationalité qui attendent pour entrer dans le parking dans le sens retour…., c’est une longue file qui se forme alors derrière moi, ça double tant que ça peu, et tant que la Polisi ne voit rien, c’est de nouveau la chasse, pour arriver le plus vite au Londra Camping et avoir une bonne place….car il y a du monde qui suit, je vous assure.

Babaeski, Lüleburgaz, Corlu, merde….la R12 des flics j’y ai droit encore un coup, mais 500 TL sans facture et un paquet de Marlboro, et c’est reparti, Silivri, au bord de la Mer de Marmara, en enfin le Londra, le Londra est situé bien avant Istanbul, j’y arrive assé tôt pour faire le « servisi », ce qui veut dire lavage graissage.

Ensuite, pareil que la veille, on retrouve les copains à la cafétéria, non pas cette fois là, c’est dans la salle de restaurant ou il y a des attraction que nous allons « souper », c’est chouette, il y a un super orchestre, des danseuses  des chanteuses, tout ça c’est un peu exotique pour nous, mais ça change…le « sarap » coule dur….pas besoin de cachet pour dormir…..demain journée ou on a intérêt à ètre très attentif et je dois m’arrêter à Bolu pour poser un autre coffre que j’ai commandé lors de mon dernier voyage….

Jour J+5  D’Istanbul (Turquie) à Ankara (Turquie)
Sortie laborieuse du Londra, des cons de Bulgares bloquent la porte, ils sont allé payer la parking, alors il faut attendre qu’ils reviennent, pas trop long quand même, bien qu’il ne soit que 5h30 du matin la circulation en direction d’Istanbul est démentielle, des camions, des bus, des taxis, un affreux tohu bohu, on se croirait sur le périf parisien discipline en moins…..enfin  la croisée de l’autoroute, à droite Istanbul, à gauche le Pont sur le Bosphore….là ça va déjà un peu mieux, mais un gros bouchon juste avant le pont….alors calmus mec…enfin les choses se tassent, je suis de l’autre coté...
La circulation est très importante et difficile, il faut faire très attention, il y a ceux qui traversent la route sans regarder, les ânes, les bus qui te déboîtent juste sous le nez, les taxis qui te font des queues de poisson pour s’arrêter, les chauffeurs de bus grande ligne galonnés qui se croient tout permis, enfin plein de gâteries comme ça, la première fois ça surprend un peu, v’savez….heureusement  tous ces « étrangers »  comme nous, ne s’en sortent pas trop mal, il y en a qui ont eu des accidents certes, mais dans l’ensemble, tenant compte de ce style de circulation c’est plutôt positif
Juste avant Izmit, il y a un « contrôle polisi », il faut s’arrêter pour viser les carnets, sinon problèmes à la sortie, il y a ainsi trois ou quatre contrôle à « faire » , la route est assé bonne , nous passons à Dûzce, c’est une région de cultures maraîchères, arrivé à Bolu, je m’arrête pour poser le coffre sur la remorque, c’est très bon marché, ils sont super ces carrossiers Turks, le travail est vite fait,  c’est reparti, on attaque le Bolu, c’est un col en lacets qui grimpe pas mal, là ils faut quand même avoir de la cavalerie….le 110 s’en donne a cœur joie, ça double dur, les Berliets de la Somat, les Saviems de la Stouff, de la VIT, y a que les Volvo’s qui peuvent suivre…. Ensuite descente sur Ankara…juste après l’Aéroport et sur la gauche il y a la Station Mobil et l’ Omür Hôtel, c’esl là que je m’arrêterai ce soir, de nouveaux copains sont là, j’en rattrappe tous les jours, et il y a ceux qui rentrent et quand même ceux aussi qui « marchent » aussi bien que moi….demain, les choses sérieuses vont commencer…..






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Suite 2 du Voyage

Message par Jean le Lun 25 Déc 2006 - 11:32

Jour J+6 De Ankara (Turquie) à  Erzurum (Turquie)
Avec Dick un Anglais d’ Astran qui roule sur un Scania 110 comme moi, et Marcel, un Suisse de Wutrich qui lui roule avec un Volvo F88, nous décidons de faire la route ensemble, Dick roulera devant, ensuite Marcel, et moi, je fermerai la marche, il est 8 heures 30, ont complète le plein de Gasoil et on reprend la route, a quelques kilomètres de là un carrefour a l’entrée d’Ankara, à droite direction Adana et l’Irak, à gauche direction la mer noire, la route de Téhéran, nous tournons à gauche… changement radical de paysage, autant les plaines entre Istanbul et Ankara sont verdoyantes, autant ici, ça deviens aride et désertique.
Et la route ?, déplorable, des trous, les cotés non goudronnés sont très dangereux car dix bons centimètres plus bas que le bitume, donc à redoubler d’attention, la circulation par contre est beaucoup plus parsemée et fluide….bien sur on croise pas mal de camions « Européens » qui rentrent, de bus, et de camions locaux, c’est pour la plus part, des Desoto’s ou des Bedford’s, bien souvent chargés très haut et très large…ils ont tous une plaque sur le toit ou il est écrit « Massahalla » (à la grâce de Dieu), nous ne sommes doublés que par les Bus (Mercedes OM333) à chauffeurs « galonnés », ils font des lignes avec horaires très serrés…
Corum, Amassya, Sivas, Erzincan, Erzurum, c’est l’étape du jour, un ou deux arrêts rapides seulement, juste pipi, p’tit coup à boire et hop…, beaucoup de stations services ont aménagé à la hâte des parkings, un petit « restau » s’est naturellement installé juste à coté, alors nous profitons de ces aménagements rudimentaires, mais quand même très pratiques, et surtout c’est « gardé » pour quelques Liras, alors dormons tranquille, demain on part de bonne heure.

Jour J+7  De Erzurum (Turquie) à Marand (Iran)
Comme le col du Tahir n’est qu’à une centaine de kilomètres, et qu’il n’est pas indiqué d’y arriver trop top le matin, ceci a cause de la route qui a gelé na nuit, nous partons à huit heures, vers 11, nous passons sans difficultés ce col, tout en lacets, mais pas très pentu, un p’tit arrêt au sommet, car là, il y a le dépôt de le DRE locale, on leurs donnes toujours quelques paquets de cigarettes, on boit le tchai avec eux, ils sont content, ils nous connaissent, et en cas de problème on peu au moins compter sur eux pour nous aider, nous continuons notre route, en direction de la « Turkie hududut »  sur notre gauche nous découvrons une superbe montagne enneigée, c’est le Mont Arara, (5165 mètres) c’est là que serait l’arche de Noé, des savants disent qu’on l’a voit sous une énorme épaisseur de glace, nous n’irons pas contrôler leurs dires…
Il est  5 heures du soir quand nous arrivons à Dogubaïasit , c’est le nom de la frontière Turque, ça se présente comme une sorte de fortin dont la moitié est Turque et l’autre moitié est Iranienne, beaucoup de contraste entre ces deux parties, la Turquie, presque pas de lumières, et l’ Iran tout illuminé, un mur de séparation intérieure avec barrière permet le passage entre les deux parties….coté Turque, c’est gardé par des militaires, ils y a le drapeau, et la cérémonie au drapeau matin et soir, la relève de la garde est elle aussi spectaculaire, genre Buckingham Palace, coté Iranien il n’y a personne, c’est plus discret…..une sorte de porte voûtée permet l’accès et la sortie du fortin de chaque coté, des « parkings » sont installés des deux cotés du bâtiment .
Bien sur nous restons stationné sur le parking « Turque » une nuée de gamins nous aborde pour nous proposer a la vente plein de produits locaux, tels que ekmek, yémurta, bira, on doit déployer pas mal d’énergie pour s’en défaire, ils sont très « collants », ils grimpent sur le marche pied de droite, se tiennent au rétro, c’est chiant, alors pour lutter un peu la contre, on met de la graisse à la poignée de droite, et au support du rétro, ça les calme un peu…
Enfin, nous parvenons a arriver à la « Gümruk » « faire » les papiers, ça va relativement vite, une demi heure tout au plus, et nous pouvons entrer dans la cour intérieure, le planton de garde à la barrière contrôle si les papiers sont « déchargés », surtout le passeport, car en plus des documents tels que carnets de passage et TIR les camions sont inscrits sur le passeport, il y a aussi la feuille de transit avec la photo dans le coin, c’est cette feuille de transit qu’on doit faire pointer à différents lieux de passage… pour nous, donc c’est en ordre, il lève la barrière et on peu passer coté Iranien…
Bazargan, c’est le coté Iranien, c’est plus simple et plus compliqué à la fois…. Après avoir contourné la statue du Shah, les camions vont directement se garer a l’extérieur, si vous arrivez vers le soir, vous avez la chance de trouver une place assé près du bâtiment de la douane (fortin), mais si ce n’est pas le cas, vous devez descendre la route jusqu’à ce que vous trouviez une place…cela peut aller jusqu’à plusieurs centaine de mètres, nous avons de la chance, il y a des places presque tout en haut…l’inconvénient c’est que ce n’est pas plat, alors pour dormir, ce n’est pas très confortable…et puis, il y a toujours ces « mines » qu’il faut éviter, car niveau toilette c’est loin d’ètre au point
Une fois garés, nous allons donc à la douane, d’abord, la police, on rempli une fiche comme dans les hôtels, ensuite le guichet d’à coté, il y a au moins une pile de 20 cm d’épaisseurs de carnets de TIR, les nôtres sont placés tout au fond de la pile, il va y en avoir pour un bon moment…il est à noter que aussi bien les policiers que les douaniers, sont très avenants et travaillent calmement, c’est un assé gros contraste aussi d’avec leurs homologues Turks qui sont plutôt « bourrus »… il suffira donc de revenir de temps en temps voir ou ça en en est, mais pour ce soir, je penses que les « carottes sont cuites », enfin on verra bien….
Donc direction de Bar Restaurent, c’est un bâtiment  construit sur une butte, pas mal pour un endroit pareil…il y a de la bière iranienne, de la vodka, du chappattis, du kebab, du riz, du coca, et du tchai, c’est très différent de la Turquie….là nous retrouvons naturellement bon nombre de copains et aussi d’autres routiers, c’est pas cher, alors même les Bulgares y viennent…c’est la grande fraternité….c’est chouette….
Et bien non, je me suis trompé, en croyant que nous ne sortirions pas ce soir, il est 20 heures trente (locale car une heure de plus que les Turks)….le miracle du « petit billet vert » à quand même fait effet, nos six carnet de TIR sont prêts, les Carnets de Passage aussi, on récupère tout çà, et nous voilà reparti.
Comme il est arrivé par le passé que bon nombres de chauffeurs, soit « distraits », soit inexpérimentés partaient sans « faire la douane », les Iraniens ont donc du installer tout en bas de la côte une barrière de contrôle gardée, (j’ai souvent remarqué, des camions qui passaient tout droit, tout juste si les chauffeurs ne nous narguaient pas et qu’on revoyait remonter quelque temps après « la queue entre les jambes »…et en plus ils étaient signalés aux collègues du haut, alors après ça,  j’vous dit pas l’attente pour eux…..).
Donc pour nous trois, ça baigne, nous voilà partis, la route n’à plus rien avoir avec le coté Turque, ici, c’est un billard, nous traversons les gorges superbes juste avant d’arriver à Mako, il est à signaler aussi que Mako est situé a une trentaine de Kilomètres de l’Arménie et qu’il existe une ligne de chemin de fer, entre Erevan et Tabriz.
A la sortie de Mako, la DDE Iranienne à installé une Bascule…..aussi n’est t’il pas rare de voir des camions stationnés a proximité, ils attendent une opportunité pour décharger leur « surcharge » c’est pas évident du tout, hein, Monsieur Fridérici ? Pour nous qui passons là ce soir, il n’y a  personne, alors tant mieux, et puis de toutes façon, on ne craint rien, on est dans les normes, alors ….
Avant Marand, il y a une sorte de Motel, nous appelons cet endroit « Les chameaux » car allusion est faite au gros troupeau de chameaux qui est toujours à brouter l’herbe rare dans la périphérie du motel, nous arrivons, pour nous cette journée se termine là…il est presque 23 heures, demain, nous serrons arrivés à Téhéran.

Jour J+8   De Marand (Iran) à Téhéran (Iran)
Partis vers 9 heure ce matin, nous sommes arrivés à Marand, là, il y a des douches municipales super, alors on s’arrête toujours pour faire un brin de toilette, car, en effet, depuis le départ, à part une seule fois, le reste du temps, les ablutions ont été bien sommaires,  ici, c’est tout carrelé, c’est propre, c’est de l’eau chaude a volonté, ça requinque….
Bon, on ne va quand même pas s’éterniser, alors une petite heure après, c’est reparti, la route est magnifique, entre Marand et Tabriz, il y a un petit col à traverser, mais c’est de la rigolade à coté du Tahir….on contourne Tabriz par un périphérique, il longe un terrain d’aviation de l’armée Iranienne, ils ont des zings Français  des Mirages, il y a aussi de gros hélicos,  enfin ils ont un sacré matos ces gens là…y a du pognon…
Ensuite la route entre Tabriz et Mianey est toute sinueuse, il y a des tunnels, des gorges, on longe une rivière, il y a de nouveau beaucoup de circulation, beaucoup d’ Iraniens en plus de tous les étrangers comme nous autres, les camions,les bus, les taxis, enfin il faut faire très attention, surtout aux Macks Iraniens qui coupent les virages, dans les tunnels , bien sur on allume les codes, mais eux, ils font veilleuses, grands phares, t’en prend plein la gueule pour pas un rond, il faut bien reconnaître qu’il y a pas mal d’accidents…disons très graves….les épaves en font foi
Mianey Zanjan, c’est pour moi, toujours un souvenir quand j’y passe, c’est l’à que j’ai manque de griller une veille de Noël,  enfin aujourd’hui, il ne fais pas froid comme l’autre fois, le gasoil ne va pas figer, nous arrivons à Zazvin, ici, un croisement important, il y a ici la route qui va sur Hamadhan, Kermamshah et Bagdad, alors  à partir d’ici le trafic est encore plus intense.
A Zazvin, il y a aussi un excellant Motel… bouffe traditionnelle Iranienne (bof), ou bouffe traditionnelle Européenne, on mange là, ça va quand même nous requinquer un peu et nous changer de nos boites habituelles…
Une grande ligne droite qui n’en fini plus nous conduit de Gazvin à Karaj, nous sommes presque arrivés, car en fait pour nous, qui devons aller à la « Nouvelle » douane, il ne nous reste que quelques dizaines de Kilomètres a parcourir, cette « nouvelle » douane a été crée en plein désert,  elle est située à une vingtaine de Kilomètre avant Téhéran, on ne peu pas la louper, ça ressemble à un immense parking, des centaines de camions y sont garés…..tous regroupés plus ou moins par Nationalité, les British ensemble, les Suisses, les Allemands, les Français itou….les Iraniens et les Turques, les Bubu’s, les Hungaro’s, les Roumains  eux aussi…enfin il y a du monde…..
Les bureaux de Douane sont a proximité…..comme à Fallouja en Irak, un ou deux point d’eau, et pour le reste débrouillez vous….ah, non, ils ont quand même construit « le mur des lamentations »……c’est les WC à ciel ouvert, sans rien d’autre comme mur ou portes, alors j’insiste pas, mais c’est quand même à voir au moins une fois… alors tu vois les mecs, selon leur confession partir soit avec leur petit broc d’eau, soit avec leur rouleau de papier….vu l’odeur, tu reste pas longtemps, t’as pas besoin de lecture, tu « benne » vite fait, j’vous assure…il faut quand même dire que les mouches y trouvent leur compte, elles restent, elles.
(Il est a noter que ceux qui prennent leurs femmes ou leurs copines, c’est pas rien pour elles, ce n’est pas recommandable pour les « chochottes », il faut des sportives , et tout l’attirail nécessaire pour « faire cela »  « dans la cabine » et ça, j’vous jure, c’est pas triste du tout…..pour la p’tite commission, ça va encore, mais pour la grosse, c’est tout un cirque…..faudrait voir l’travail…..
Bon, c’est pas tout ça, j’ai perdu le fil, ha oui, on est donc arrivé tous les trois, nous on est resté ensemble, de toute façon Dick, ne voulait pas aller vers les autre British, ceux qu’étaient là, des sales cons il parait, ha bon !
Bien sur il est presque nuit, il n’y a plus personne, alors on établi le camp de base, entre deux camions, coté coffre naturellement,  table de camping, camping gaz, pliants, baladeuse, nous avons la visites de ceux qui nous connaissent et qui sont là depuis plusieurs jours, les nouvelles circulent, le Wiski et la bière aussi…..voilà  ça fais  juste 7 jours que j’ai quitté Genève, je suis dans les temps…à demain les gars…


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Suite 3 du Voyage

Message par Jean le Lun 25 Déc 2006 - 11:34

Jour J+9-10-11 Teheran
Ce matin de bonne heure, Ayoub est venu discrètement chercher papiers , Ayoub, est Arménien, il parle relativement bien plusieurs langues dont le Français, il est chauffeur de Taxi, mais s’est spécialisé comme le déclarant officiel d’un tas de boites et de chauffeurs, Fridérici, Stouff, Astran, pour ne parler que des plus grosses boites, et puis bien sur tous ceux qui veulent utiliser ses services…..en fait il se fait des »couilles en or », car il demande pour sa prestation 100 DM par camions…bien sur il a des frais…
Il doit distribuer de nombreux bakchichs ….mais quel gain de temps dans le processus de dédouanement, ceux qui trop économes ou comme les Bubus ne prennent personne doivent patienter très longtemps pour ètre « servis », avec Ayoub, c’est bien rare si dans la même journée ce n’est pas fini….la douane termine a 14 heures alors vu le nombre de camions qu’il y a aujourd’hui, ce n’est pas évident du tout…..
Cependant, moi avec mon wiski, je dois aller vider à l’ancienne douane, aussi je suis accompagne pour le transit par un douanier, cette ancienne douane est située tout au sud de Téhéran, c’est une énorme cour entourée de hauts mur, surmontés de grillage et de barbelés…genre camp de concentration, dedans cette un amas impressionnant de machines et de véhicules divers, camions, voitures machines en tout genre, et bien sur le local spécialisé pour les alcools, c’est là que je dois aller…..nous y arrivons avec mon ange gardien, bien entendu je ne pourrai pas rester dans le camion pour passer la nuit, je dois aller à l’hôtel, alors je prend un taxi direction la Pension Suisse.
La Pension Suisse, n’à rien de Suisse que le nom, mais c’est bien quand même, les patrons, des Iraniens parlent bien le Français, ils ont d’ailleurs une maison dans la vallée de la Loire, La Pension Suisse est situés dans les hauts de Téhéran, alors il faut bien compter une heure et demis de trajet en taxis pour venir de la vieille douane, la circulation est démentielle, anarchique, le taxi, une « Pékan », c’est une Renault R12 made Iran est orange et blanc comme tous les taxis de labas, le chauffeur est très sympa, il parle un peu anglais, il m’explique tout ce que nous voyons, il fait une chaleur étouffante , le siège recouvert de housses en plastic transparent colle au cul et au dos, la musique iranienne déverse ses flots à tout va, le chauffeur klaxonne toutes les dix secondes, il tape sur sa portière avec son bras, il rigole, fais des queues de poissons, enfin, le délire complet….c’est une expérience à ne surtout pas manquer….
Ouf, enfin arrivés, direct dans la chambre, une douche….ça va mieux, il y a déjà pas mal de copains qui sont là, pas les deux avec lesquels j’ai fait le trajet, mais d’autres, plusieurs Suisses, des Allemands, seulement un Français, Michel, qui a un Mercedes camion remorque et qui roule pour une boite parisienne, et un Belge, qui viens de Liège avec un petit Mercedes 608 capitonné, il apporte du matériel de haute précision, eux aussi ont leurs véhicules a l’intérieur de l’ancienne douane.
Je téléphone à Mr RANGY, le correspondant Astran, il me dit qu’il a pris contact avec le client pour le Wiski, il va falloir attendre qu’il ai réuni les fonds pour payer la douane, espérons qu’il ferra vite…mais il est a peu près sur que j’en ai pour deux ou trois jours…..bon, on ne vas pas se prendre la tête avec ça, on verra bien….pas de soucis à ce faire, Mr RANGY, va venir me chercher ici quand ce sera prêt à décharger…alors cool mec…
Bien sur, il n’est pas question de rester cloîtré dans la chambre, alors nous sortons, il y a plusieurs sujets de balades, bien sur, le « Bazard », l’ avenue Ferdowsi, les « champs Elisée » de Téhéran, et puis plus haut la patinoire dancing… l’hôtel Hilton et son bar, et puis le soir « l’ Ambassy » avec ses jolies entraîneuses et pour les amateurs, le « simétri » , c’est le genre de maison que Marthe Richard à fait interdire en France…..il y a aussi des Cinéma parlant Français et Anglais, on trouve France Soir de la veille dans bien des kiosques, enfin on ne se fais pas trop chier (moi qui ai eu l’occasion de visiter l’Iran de 1969 à 1980, je puis dire que c’était un pays formidable et que malheureusement le régime qui a pris le pouvoir en 1980 à détruit tout ce modernisme et a replongé le pays plus de cent ans en arrière)
Comme prévu, ce matin vers 7 heures Mr RANGY, est venu me chercher, vers 9 heures nous arrivons a la douane, d’autre collègues sont arrivés, si bien qu’il faut un peu « jouer des coudes » pour arriver a ce mouvoir dans tout ce tohu bohu, les machines sont dédouanées, mais le Wiski reste ici, une équipe procède au déchargement, pas de problème, le compte est bon….il est midi bien sonné quand je parviens à sortir de la douane….direction le dépôt d’ASTRAN, ce n’est pas très loin, on arrive devant une voûte permettant tout juste le passage du camion, une vielle femme a ouvert la porte, je rentre en avant….pareil qu’à la douane, un barda infernal dans cette cour cependant très grande…et pour retourner, comment faire ?, on doit décrocher la remorque, je tourne le camion juste, et ensuite avec un vieux tracteur agricole, on arrive a tourner la remorque…..les « ripeurs » locaux se mettent au travail, le reste de la journée y passe,
Le soir enfin je sort de la cour, je suis vide, je retourne au parking de la « nouvelle douane ».j’y arrive sans trop de difficultés…demain matin, je vais aller récupérer mes carnets « apurés » chez Mr RANGY, il a télexé à Addington, j’aurai le programme de la suite demain …en attendant je retrouve mes copains, Malcel à vidé lui aussi, il va rentrer à vide, et Dick est en train de le faire,,, de nouveaux venus viennent d’arriver, c’est une partie seulement de la meute Stouff qui viens d’arriver, je leur ai mis 5 jours depuis Kapicule, le reste est sûrement perdu ou en panne le long du parcours, on verra ça en rentrant, hein ?

Jour J + 12 de Téhéran (Iran) à Bazargan (Iran)
Toujours avec notre amis Ayoub, je vais chez Mr RANGY, il me remet mes papiers, les Carnets « apurés » les CMR signés, nous en faisons photocopie, et je met les originaux dans une enveloppe à destination d’ Astran Addington, ils en ont besoin pour se faire payer par leurs clients, alors plus vite c’est là, plus vite il y a le pognon, la lettre partira par avion aujourd’hui même, après demain ils l’ont en Angleterre, moi, je garde la feuille verte et la photo copie de la blanche….
Alors Mr RANGY, me montre le message d’instructions pour Dick et moi, Dick, recharge du groupage ici même à Téhéran et moi, je vais charger des noisettes à Giresun, au bord de la mer noire, j’ai déjà fait ça, c’est bien comme boulot, c’est des noisettes à destination de « Rowntree Mackintosh Ltd » à YorK en Grande Bretagne……bon alors plus de raison de traîner ici…..en selle papy….
Alors mouvement inverse, retour au « Parking », un p’tit tour « au mur de lamentations » et c’est parti, direction Bazargan, direction l’ouest… Marcel et le Belge reviennent avec moi, du moins jusqu’à Sivas en Turquie.
Toujours autant de circulation, mais à vide on a de « la pêche » pour doubler, nous arrivons dans la nuit à Bazargan…mais là, en effet on n’est pas tous seuls, la colonne sur deux files est considérable, plus de deux kilomètres, alors il va falloir prendre patience……en fait ce n’est que le lendemain que nous passons….
La douane Iranienne illuminée, un coup de tampon sur le passeport et les carnets de passage, la douane Turque obscure, tampon du passeport, photo sur la feuille de transit, tampon des carnets de passage, c’est parti quand même, mais là ce n’est plus le billard Iranien, c’est a nouveau les sauts de trous en trous, la poussière, et tout ce que nous avons trouvé a l’allé.

Jour J+13 Bazargan (Iran) à Giresum (Turquie)
A Amasya, je quitte mes deux copains, je tourne a droite en direction de Samsun au bord de la mer noire, une fois là un paysage magnifique s’offre à moi, le littoral est superbe, ici, c’est principalement la culture et l’arboriculture, des vergers immenses remplis de noisetiers, je longe la mer noire sur une centaine de Kilomètres et j’arrive a Giresun, il est bientôt midi, là une grande « fabrikasi coopérative » avec l’inscription « findik », (findik=noisettes) c’est là que je charges, le sous directeur est un jeune Turc qui a travaillé en Allemagne, il parle donc très bien l’allemand, ça aide, et puis je les connaît, je suis déjà venu ici…
Cette coopérative reçois toutes les noisettes des petits producteurs de la région, il y a des stocks immense, une armée de femmes et de jeunes filles sont occupées au tri de tout ça, il y a le calibrage, la casse des coquilles, le re tri des noisettes, l’empaquetage….tout ça beaucoup manuellement, c’est une vrai ruche…
Mon chargement, est en train de se préparer, c’est des sacs en jute de cinquante kilos, alors là aussi il faut rester zen, c’est long, il y en aura pour deux jours,
Giresun est aussi un port de pêche, il y a pas mal de camions qui viennent charger, pas beaucoup de camions frigo, parce qu’il n’y en a pas encore, mais de simples fourgons, ils chargent le poisson en y ajoutant de la glace, et de là ça part dans toute la Turquie, il y a aussi une fabrikasi de sardines…on n’à qu’à suivre les mouches pour la trouver…c’est simple…
Giresun est très fière de son équipe de foot, ils sont dans le championnat Turque, les joueurs viennent tous les jours manger dans le restaurant de l’usine, ils ont une grande table réservée, ils ont beaucoup de discipline, pas un mot a table, ils mangent en silence, c’est presque une organisation militaire…ce n’est pas les braillard de l’OM ou du PS ou même de Sochaux…..

Jour J+ 14 – 15 Giresum (Turquie)
Enfin le camion est chargé, les carnets de tir ont été remplis sous mon contrôle par mon pote le sous directeur, selon les instructions que j’ai reçu, je dois passer par l’Autriche, l’Allemagne, la Belgique, j’embarque à Zeebrugge pour Felixtow, ensuite, il va chercher le douanier, un p’tit vieux moustachu, il plombe les portes du camion et de la remorque ainsi que les plaques TIR, il a naturellement au préalable compté les sacs, ensuite il tamponne tous les volets des carnets de TIR, il rempli les deux premières pages et détache celle qu’il garde, l’autre sera pour Kapicule, il vise ma feuille de transit, il boit au moins dix tchai, fume au moins 20 cigarettes en après avoir tout recontrôlé encore une fois, il se fait reconduire à son bureau sur le port….la journée va ètre finie pour lui, il va pouvoir aller retrouver ses copains au café du coin, ils l’attendent pour la partie de carte….et les palabres du jour… sympa ce vieux bonhomme…
Moi, je part un p’tit bout, avec mon pote sous directeur, nous avons quand même pas mal « festoyé », alors je me trouve un petit parking tout au bord de la mer, un p’tit tour sur la plage, et dodo, la vitre baissée, le bruit des vagues berce mon sommeil, c’est plus du travail ça, c’est des vacances, non ?...

Jour J+16 De Giresum (Turquie) à Ankara (Turquie)
Ankara, les copains, la douche, le téléphone à la famille en Suisse,

Jour J+17 De Ankara (Turquie) à Kapicule (Turquie)
Départ matinal pour Istanbul, le Londra ? Même pas, direct sur Kapicule, c’est mieux d’y arriver de nuit, premièrement il y a moins de « polisi » en position de guets et ensuite moins de camions dans la file d’attente à la douane…et toujours pareil, en regardant bien, on risque de trouver des trous dans la file d’attente, et c’est toujours cela de gagné, non ?
En effet, je trouve une place , juste mais suffisante presque à la porte, il n’y a que deus camions Bulgare devant moi, les Bulgare, eux, c’est drôle, mais ils passent plus vite que nous la douane, c’est une question politique sûrement…car il ne faut pas oublier qu’il y a beaucoup de camions Turques qui vont aussi en Europe, alors en faisant des faveurs aux Bubu’s, ils espèrent en avoir pour eux aussi….c’est de bonne guerre.


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Suite 4 du Voyage

Message par Jean le Lun 25 Déc 2006 - 11:36

Jour J+18 De Kapicule (Turquie) à Plovdiv (Bulgarie)
Bien raisonné cette nuit, j’entre du premier coup dans la cour de la douane, du coup je retrouve « les mines », les trous, les flaques, la saleté du parking, et la populace douane/transitaires avide de notre pognon… donc mouvement inverse, ça va plus vite qu’à l’allé, à midi, je suis prêts à sortir, je sort donc de Turquie, à l’entrée en Bulgarie, il y a un bassin ou tous les camions passent impérativement, ce bassin contiens du désinfectant, en plus de cela, il y a deux bonnes femmes qui pulvérisent le châssis et le bas de la caisse….ensuite on arrive dans la cour de la douane Bulgare….là, bien sur change « bidon » obligatoire, passeport, carnets de Tir, tout va très vite, et c’est la sortie, on retrouve les pavés de Svilengrad, les Dutyfree…je vais dormir près de Plovdiv, à Plovdiv, il y a un garage de la Somat, il y a plein de Berliet 250 en révision, ils repeignent les véhicules, sans beaucoup se préoccuper du camouflage, c’est dingue le j’men foutisme de ces gens là !

Jour J+19 De Plovdiv (Bulgarie) à Rubin (Yougoslavie)
Départ matinal, casse-croûte à midi au « chalet Suisse » il faut faire attention au Pinard qu’on boit, car labas ça ne rigole pas avec l’alcool, et puis comme il y a des espions partout, il faut se méfier des « vopos » ils sont bien renseignés ces salops là !
Re Station service juste avant la frontière de Kalotina, plus de chocolat, ni de bas, mais encore un paquet de levas, et en ajoutant un ou deux petit billets verts on fais le plein sans difficultés…la douane, quelques minutes, et c’est la Yougoslavie Dimitrovgrad, pas de problèmes non plus.
Il y a un motel juste après la douane…stop vite fait pour boire «une pivo»….et là chose étonnante, il y a les « putes voyageuses » qui attendent…..ce sont en fait de pauvres filles qui attendent les chauffeurs qui veulent bien les prendre avec eux pour traverser la Yougo, elle font la navette ainsi, comme cela elles ont nourries logées et naturellement baisées pendant un ou deux jours que dure la traversée…et ainsi de suite….bonjour la chaude lance…je laisse cela pour les affamés ….j’en connais pas mal….
Je continue donc sur NIS et en en direction de Belgrade, entre Nis et Belgrade, il y a un Motel, le Motel RUBIN ou la spécialité gastronomique est le steak tartare, ils font ça super, et il y a aussi du vin rouge excellant c’est du vin de la région de Kragujevac toute proche, j’y arrive la nuit est déjà tombée depuis longtemps, beaucoup de camions, il y a des camions Stouff avec chauffeur, et d’autres sans chauffeur…ceux là ont soit été abandonnés, soit en panne ou soit accidentés…..ça semble la fin des haricots pour cette compagnie qui semblait cependant florissante…..triste quand même tout ce matériel à l’abandon…mais enfin on ne vas pas s’apitoyer plus qu’il ne faut, hein ?, et qui je retrouve encore, le Belge et son 608, il fais la java avec les Stouffs qui sont là, alors un bon tartare avec tout le monde, un bon canon également, un bon dodo tout seul, et demain on verra…le Belge va continuer avec moi jusqu’en Belgique..

Jour J+20 De Rubin (Yougoslavie à Maribor (Yougoslavie)

Comme toujours, levé comme le coq, départ, matinal, mais ce matin c’est le brouillard, qu’elle purée de poids, cependant nous ne sommes pas en Angleterre que je sache…enfin en cherchant ma route dans le brouillard, le Belge fais du lèche parre choc derrière moi nous rejoignons Belgrade, comme d’habitude un petit PV/Rançon en sortant de Belgrade, ensuite Ruma, Slavonski Brod, Novska, Kutina, Zagreb, et direction Maribor, pas trop d’arrêts, sinon pour un rapide pipi, quelques 750 bornes aujourd’hui, c’est pas mal, j’en ai un peu plein l’cul, le Belge encore plus, nous n’insistons pas trop…nous callons juste avant la douane, dommage que de ne pas avoir pu y arriver…mais c’est mieux ainsi, que d’avoir un accident du à une panne de paupières, non ?

Jour J+21 De Maribor (Yougoslavie) à Liezen (Autriche)
La frontière se nomme Spielfeld, il y a beaucoup de camions mais surtout dans le sens allé, dans le sens retour, seuls des Autrichiens ? des Allemands, quelques British, des Bubus, des Turks, des Iraniens, enfin, le gratin habituel….la Yougo passe vite, mais l’ Autriche est plus chiante….et puis c’est l’inquisition, combien de Gasoil ?, et la taxe, et le transitaire pour les papiers, c’est beaucoup plus compliqué, mais faut ce qui faut, le Belge qui est vide, lui passe vite fait, il m’attend de l’autre coté, il en profite pour « mouiller la meule » en attendant….ce n’est que vers le soir que je peu enfin sortir, ce soir là nous allons quand même jusqu’à Liezen, une Goulache soupe, une ou deux gross bier, un apfelstrudel und gute nacht…

Jour J+22 De Liezen (Autriche à Augsbourg (Allemagne)
Am morgen frûh, schnell, sofort, il faut arriver quand même un jour, non, alors arbeit Kamarad Belge, nous arrivons l’après midi à Salzbourg Freilassing, là rythme express, en quatre coup de cuillère a pot c’est terminé, on a quand même bien cru avoir des problèmes quand la Polizei nous a demandé le disque de la veille, juste à la limite, Gut Gut ils ont dit, et on est parti, mais ici, va falloir faire gaffe…c’est plus la même, ici tout l’autoroute, alors on soutiens un rythme assé élevé, ainsi nous dépassons Munich, et dormons après Augsbourg, faut pas faire trop les cons ici.

Jour J+23 De Augsbourg (Allemagne) à Zeebrugge (Belgique)
Juste huit heures après notre arrêts, on décolle en direction de Stuttgart, Frankfurt, Aachen, Brussel et Brugge et enfin Zeebrugge, ici on roule tout sur autoroute, au maximum autorisé, en respectant bien les coupures, enfin des anges de conduite…Le copain Belge et moi se sommes quittés juste après la frontière Belge, il a rejoint Liège par la RN, pour lui ça a été beaucoup trop dur ce voyage, surtout en Mercedes 608, il ne retourneras jamais labàs dit t’il…même pour un million !!!
Donc moi, j’arrive à Zeebrugge, très , très juste pour le bateau de Félixtowe, je suis le dernier à embarquer, et a peine sur le pont du bateau, les portes se ferment, la passerelle recule, ils « attachent » le camion et la remorque avec des chaînes, ho là !!, enfin, j’ai juste le temps de prendre mon sac et de monter sur le deck, on sent le bateau frémir, c’est parti…..le chef de cabine m’indique la mienne ; une douche, se raser, se rendre présentable et enfin comme toujours dans ces cas là, le bar avec ses deux doubles, ensuite souper british, mais quand même avec vin rouge…et couchette….mais c’est que ça bouge, ça bouge même beaucoup, ho là, j’vais quand même pas dégueuler, non ?.. Ben si !!! Dans le lavabo…qui bien sur se bouche instantanément…mais j’ai trop mal pour penser à nettoyer…


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Suite5 du Voyage

Message par Jean le Lun 25 Déc 2006 - 11:37

Jour J+24 De Zeebrugge (Belgique) à York (Angleterre)
Au petit matin un steward, viens taper à la porte pour le breakfast …je me lève, j’y vais, ça bouge toujours, j’arrive dans la salle a manger, des œufs au plat….j’vous jure, le jaune se trimballe dans le blanc tellement ça bouge….rien que de voir cela ; j’ai de nouveau envie de vomir…je quitte précipitamment la table sous les yeux rigolards et narquois des stewards et des autres chauffeurs, je retourne a ma couchette, je n’en sortirai plus tant que le bateau ne sera pas à quai, et qu’il ne bougera plus… je ne sais pas combien de temps après…ça y est ça c’est calmé, nous sommes à quai, j’entend le déchargement à commencé, heureusement que je suis entré le dernier, je vais ressortir également le dernier…ça va j’ai le temps…
Enfin sur la terre ferme, je n’ai jamais été aussi malade en bateau que ce coup là…je donnes les papier au transitaire et retourne me coucher…tout le matin je suis resté couché, ça va nettement mieux à présent, je vais voir ou ça en est, ça va ètre fini, le contrôle sanitaire est fait, je vais pouvoir partir…c’est que York c’est pas tout près, il faut d’abord rejoindre la A1 en direction du Nord, Ipswich, Cambridge, Sheffield, Leeds et enfin York….. Arrivé labas, pas de problème pour trouver l’Usine, déjà l’odeur, on sais qu’on est arrivé, et puis c’est tout a l’entrée de la ville, l’usine, il y a des panneaux réclame partout….ROWTRIES : le parking, le bureau d’accueil, le quai, les palettes, enfin deux heures après mon arrivée, c’est vide le CMR signé

Jour J+25 De York (Angleterre) à Genève (Suisse) Fin du Voyage

Voilà, c’est décidé, je rentre à vide jusqu’à Addington, j’y serrai demain dans l’après midi, ensuite mon copain Mr Paul me conduire à Heathrow, je prendrai le dernier vol Swissair du soir à destination de Genève, mon épouse viendras me chercher à l’aéroport de Coin trin, je vais prendre quelques jours de « vacances ».
Il y a tout juste 25 jours que je suis partis de Genève, j’ai effectué 12'850 Kms, tout c’est remarquablement bien passé, aucun problème mécanique, j’ai presque tout dépensé les 6'000 Sfrs (4'000€) que j’avais au départ, le camion à consommé 4’800 litres de Gasoil, moi ?….j’dirais pas…….
J’ai déjà discuté avec Mr Paul de la suite des opérations….je voudrais bien aller a Kuwait…..well, m’a-t-il dit, dans une dizaine de jours je reprendrai de DC9 de Swissair et ce sera encore une fois pour moi, le sujet d’une nouvelle aventure, elle est pas belle la vie ?


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Re: C’est comme cela que ça se passait

Message par Jean Louis le Mar 24 Fév 2009 - 8:15

Oui, a moi aussi ça me rappelle un tas de souvenirs, c'est exactement comme ça que ça se passait, c'était quand même le bon temps, il y avait certes des moments difficiles, mais combien d'autres beaucoup plus agréables, enfin a présent, nous n'en avons que le souvenir, mais un souvenir très vivant.
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Re: C’est comme cela que ça se passait

Message par zara le Mer 22 Déc 2010 - 11:12

si avec toutes ces lectures Maurice cerne pas les routiers ,j'y comprendrais plus rien

bonne lecture maurice !!!




Avec les Amicales Salutations
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Re: C’est comme cela que ça se passait

Message par Denis le Mer 22 Déc 2010 - 11:20



a Jean que de souvenir relle que nous avons vécus nous les Lignards,quand tu vois que quatorze centimetre de neige bloque un pays,je ne peu m'enpecher de tous les traité de bon a rien, dans les haute sphere de tout les gouvernement actuel




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Avec les cordiales salutations d'un Dauphinois

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Re: C’est comme cela que ça se passait

Message par viviane le Mer 22 Déc 2010 - 13:27

Si je comprends bien Papy, tu travaillais encore en 2006?
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Re: C’est comme cela que ça se passait

Message par Invité le Mer 14 Déc 2011 - 18:23

Super intéressant je me suis régalé Merci Papy !!
Et Chapeau pour le boulot effectué !
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Re: C’est comme cela que ça se passait

Message par René le Sam 27 Avr 2013 - 15:31

C'était quand même une autre époque que celle que nous vivons actuellement, j'avais été un coup avec toi et Jean Claude, que de bons souvenirs.
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Re: C’est comme cela que ça se passait

Message par Sebastien le Sam 4 Mai 2013 - 11:43

Nostalgie de cette époque, hein Papy ?
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Re: C’est comme cela que ça se passait

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